Le
coquillage constitue la protection du mollusque qui le fabrique à partir
du carbonate de calcium présent dans les aliments et l'eau de mer,
d'autres composants sont utilisés mais en faible quantité ; le carbonate
de magnésium, le sulfate de calcium : le phosphate tricalcique, l'anhrydride
phosphorique, le sesquioxyde de fer.
Certaines cellules situées sur le rebord du manteau du coquillage,
transforment ce carbonate de calcium et le cristallisent en prismes de
calcite ou lamelles d'aragonite. La coquille est fabriquée par
emprisonnement de ces cristaux dans les mailles d'un filet de matière
organique, la conchyoline, un polysaccharide proche de la chitine, dont
est fait l'exosquelette des insectes. Dans sa composition, la coquille
retient également une petite quantité d'eau. Ceci explique pourquoi même
après la disparition du mollusque, la coquille est encore « vivante
»
et se dégrade à l'exposition des rayons lumineux.
Le
carbonate de calcium, en particulier est connu sous trois formes
cristallines : la calcite (système trigonale), l'argonite (système
rhombique) et la vatérite (instable, système hexagonal). Certains
mollusques fabriquent sur la face externe de leur coquille, une
protection, appelée « periostracum », à base de conchyoline
et faiblement calcaire.
Cette protection leur sert surtout de camouflage et est souvent de la même
couleur que le substrat sur lequel ils vivent. La couche suivante est l’« ostracum
»,
formé de cristaux de calcite, élément dur de la coquille supportant la
coloration. Sa face interne est tapissée d'une troisième couche : l’« hypostracum »,
assez fine, formée de lamelles d'aragonite. Chez certaines familles, ces
lamelles de forme hexagonale et disposées en couches superposées
constituent la nacre, matière qui outre sa beauté est deux fois plus
dure que la céramique industrielle. La fabrication d'une coquille n'est
pas régulière dans le temps, aux phases de croissance, succèdent des
phases de repos. On peut en voir les traces sur la plupart des coquillages
par les « stries de croissance ». La
capacité des mollusques à
créer des dessins colorés
sur et à l’intérieur de leur coquille
est
fabuleuse.
Les cellules présentes sur le bord du manteau, sécrètent des pigments
extraits des aliments et de l’eau de mer qui sont de plusieurs ordres :
Les cellules présentes sur le bord du manteau, sécrètent des pigments
extraits des aliments et de l’eau de mer véhiculés par la circulation
sanguine qui sont de plusieurs
ordres :
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les
caroténoïdes qui doivent leur nom générique de « carotènes »,
à la carotte dont elles ont été isolées à l’état pur pour la
première fois. Ce sont des pigments orange et rouges synthétisés
dans la nature par les plantes qui sont assimilés par les
mollusques ; |
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les
mélanines, pigments de couleur jaunâtre ou café au lait, qui
vont jusqu’au brun et noir foncé. Elles sont très répandues
dans la nature et responsables chez l’homme de la pigmentation de
la peau après exposition au soleil. L’encre des céphalopodes est
composée entre autres de mélanine ; |
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les
porphyrines produisent des teintes rouges ou brunes. Les perles
naturelles peuvent contenir de faibles quantités de porphyrine qui
ajoute sa teinte aux irisations de la nacre ; |
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les
bilichromes sont des pigments biliaires qui participent pour
certains à la teinte verte des gastéropodes, celle-ci restant
d’une manière générale très rare. Par contre, d’autres
bilichromes à prédominante bleue sont très répandus ; |
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l’indigo
produit aussi des couleurs bleus et rouges. |
En
somme, les coquillages se servent des couleurs comme ils l’entendent :
synthèse directe, modification de pigments absorbés, utilisation de
substances chimiques différentes, mélange des pigments, etc. Il semble
qu’il n’existe pas d’obstacles pour ces chimistes de la mer !
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