COQUILLAGES ET CULTURE

La coquille des mollusques, c'est le coquillage par excellence, la Conque que l'enfant porte à son oreille pour y entendre le "grondement de la mer", sortilège permis à tous. C'est aussi le fournisseur de substances précieuses qui sont exploitées depuis l'Antiquité, et dont les monarques comme les femmes ne se sont jamais lassés. A toutes les matières on continue de préférer les boutons de nacre pour orner la lingerie, et les colliers de perles restent l'emblème d'une distinction raffinée sur le cou des jolies femmes. Emblème, les coquilles l'ont été au plus haut point : l'emblème du chef, cette belle coquille aux tons rares d'orange (Cypraea aurentium) ; emblèmes du commerce, ces porcelaines (Cypraea moneta)  que l'on retrouve à travers tous les océans dans ce rôle de monnaie qu'on leur a dévolu ; symbole, la coquille des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle (Pecten Jacobaeus ou maximus).

Les symétries parfaites ont stimulé l'art, surtout pendant la Renaissance, avec les précieux Nautiles enchâssés dans l'orfèvrerie italienne, mais aussi des coquilles complexes signifièrent l'aventure des conquistadores d"Espagne et du Portugal. La "Casa de las Conchas" de Salamanque date du XVIème siècle. Plus tard, les coquilles sont devenues l'un des éléments favoris de l'art baroque. Le style Louis XVI de l'ébénisterie est signé d'une coquille très stylisée tenant du bénitier et de la coquille Saint-Jacques. La culture japonaise ne peut se passer de l’art de la nacre.

Les symboles, les emblèmes, l'art, et les parures, qu'il s'agisse des coquillages eux-mêmes ou de certaines de leurs productions, perles, nacre, camée, pourpre ou byssus, sont artifices humains et, si l'on veut, nourriture de l'esprit.

L’homme aime les parures. De tout temps, les coquillages ont donc participé à la confection d’ornements, en dehors de toute considération symbolique, magique ou religieuse. La beauté naturelle de certains spécimens de coquillage invite à les porter, à s’en parer, en agrémenter l’habillement d’une compagne. Ces ambitions furent tout d’abord limitée à de simples colliers, à des ceintures, pagnes, parures de cheveux, ou même coiffures complètes. Au fur et à mesure que progressaient les techniques et l’habileté des artisans, l’attrait pour les « belles choses » , des hommes expérimentés associèrent les coquilles à des métaux précieux et à des pierres rares. Ainsi se développa toute une bijouterie dont les réussites prestigieuses font la joie des collectionneurs et des amateurs. Certaines de ces pièces rares sont exposées dans les grands musées.

Visite du lundi au vendredi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00  
et le week-end et jours fériés de 14h00 à 18h00.
Adultes : 2 euros
Individuels (- de 15 ans, demandeurs d'emploi, handicapés, étudiants) : 1 euro
Groupes (à partir de 10 personnes) : 1,5 euros

Quai du vieux port
06230 Saint-Jean-Cap-Ferrat
Tél. 04 93 76 17 61
E-mail
: musee-coquillages@saintjeancapferrat.fr