PERLES ET FORMATION PERLIÈRES

En remontant dans l’histoire des civilisations, on retrouve des parures confectionnées avec des coquillages ou une de leur partie. Il va de soi que la participation de la perle à la joaillerie, dépasse celle de tous les autres matériaux d’origine coquillière.

La perle est mentionnée dans tous les écrits anciens, ainsi que dans des textes d’Inde, en 1500 av. J.C. On la retrouve également dans la Grèce archaïque et chez les Etrusques. A l’époque d’Alexandre le Grand, on la pêchait et la commercialisait dans le Golfe Persique. Chez les Romains, le port des perles était réservé aux familles très haut placées et son commerce constituait la corporation très fermée des « Margaritii » ». Au Moyen-Age, à la Renaissance et au cours des siècles suivants, la perle fera fureur. Il suffit de s’arrêter devant certains portrait d’époque pour le constater.

Les Chinois furent les premiers à entreprendre la culture des perles à la suite d’observations sur les moules d’eau douce. Cette découverte est attribuée à un certain Ye Jin Yang au XIII ap. J.-C. Le procédé ne fut mis en application que 5 siècles plus tard en 1890 par le japonais Mikimoto. De nos jours, ce sont toujours les japonais qui ont la maîtrise de cette technique.

On distingue les perles sauvages et les perles de culture. Les perles sauvages sont surtout produites par un grand nombre de mollusques bivalves, tels les moules, les huîtres, les bénitiers, etc. et par certains gastéropodes. Le processus de formation de la perle est dû à l'intrusion d'un corps étranger (grain de sable, parasite,…) dans le manteau du mollusque qui sécrète alors instantanément de la nacre autour de l'intrus. Il ne s’agit que d’un simple mécanisme de défense qui va durer plusieurs années et se traduire par le dépôt régulier et journalier de très fines couches de nacre.

Les perles de culture, elles, résultent de l'intrusion volontaire, par une technique très élaborée, d'un corps étranger et d’un greffon dans le manteau. Cette activité est appelé la « perliculture ». Le Japon dispose actuellement de plus de 300 installations de perliculture et constitue avec la Polynésie française, le principale centre de production mondiale. En Méditerranée, on trouve couramment de très belles perles appartenant aux différentes espèces de nacre, mais n’ayant aucune valeur commerciale.

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